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geschiedenis

 

 

 

TOPOGRAPHIE

La paroisse de Val-Brillant est formée d’une partie de la Seigneurie du lac Matapédia et d’une partie des cantons Nemtayé et Awantjish.

Faisons un retour en arrière, il y a cent ans et plus, et imaginons ce beau lac, avec sa faune aquatique, dans une verte forêt qui n’a jamais connu la hache du bûcheron. Seuls les Micmacs qui y venaient souvent pouvaient se réjouir à la vue de ce décor enchanteur.

Située en bordure du lac, la paroisse est bornée au sud et à l’ouest par les deux cantons précités, en face par les Monts Chic-Chocs qui se mirent dans le lac et elle a pour voisines les paroisses d’Amqui, de Sayabec et de Ste-Irène au sud.

La paroisse, ayant une longueur de neuf milles sur une profondeur de trois milles et plus, si l’on inclut les cantons Nemtayé et Awantjish (St-Agricole), est traversée par le chemin de fer de la Matapédia et du golf et la route nationale 132 qui a remplacé subséquemment le chemin Kempt et le boulevard Perron qui donnent accès aux nombreux touristes qui viennent la visiter.

La route Saucier, la route Lauzier et la route Wallace servent de voies de communication pour les autres rangs de la paroisse. Une belle route asphaltée relie Val-Brillant à Ste-Irène et donne par le fait même, accès au Centre de ski Val d’Irène.

En 1938, le C.N.R. fait construire un viaduc à l’entrée ouest du village, éliminant ainsi une traverse à niveau qui avait été la cause de plusieurs accidents. La circulation étant devenue trop dense pour le village, le Ministère des Transports entreprend la construction d’une voie de contournement qui est ouverte à la circulation en 1957.

Le village de Val-Brillant, avec ses rues étroites, ses maisons groupées une près de l’autre, ses parterres fleuris en été et ses arbres, a conservé son aspect typique. Soulignons qu’une marina y facilite les sports nautiques de toutes catégories.

Du côté architectural, Val-Brillant est choyé avec une église de style gothique flamboyant, qui ne cesse d’attirer et d’impressionner les visiteurs tant par la hauteur de ses deux clochers (153 pieds) que par la pureté de ses lignes à l’intérieur.

Construite de 1914 à 1916, l’intérieur a été parachevé en 1929. Sa structure solide alliée à la finesse de ses lignes démontre bien le talent de l’architecte René Pamphile Lemay et le souci du beau et de la perfection du curé Jos D. Michaud. L’intérieur des églises autrefois se voulait symbolique par les couleurs qu’on leur donnait. Mais les goûts ont changé, les boiseries et les bancs étant très foncés et le tout ayant besoin d’être rafraîchi, en 1983 des paroissiens s’attaquent au vernis avec du décapant et les bancs et les boiseries reviennent à leur couleur d’antan d’érable doré.

En 1986, encore une fois les paroissiens font preuve d’adresse et avec l’aide de deux peintres professionnels, ils repeignent l’intérieur de l’église. Il n’y a pas de doute, pour eux, leur église est la plus belle.

Val-Brillant a été, pendant plusieurs années, un centre d’exploitation forestière. Le 25 septembre 1941, le moulin à scie qui avait été le gagne-pain de plusieurs chefs de famille ferma définitivement.

On se tourna alors vers l’agriculture et Val-Brillant, avec ses deux cents familles de terriens, fut une des meilleures paroisses de la Vallée au point de vue agricole. Dans les années 40, il s’y récoltait au bas mot 2 600 000 livres de grain annuellement. C’est ce qui explique qu’elle arrivait en tête pour la production du porc et d’animaux de boucherie.

Les choses ont bien changé car aujourd’hui, une vingtaine d’agriculteurs cultivent sur une échelle. Toutes les fermes en opération sont mécanisées et plusieurs contrôlent leur exploitation à l’ordinateur. La récolte pour l’année 1988 a été 3 210 000 livres de grains; cela prouve donc que les terres cultivées ne sont pas abandonnées.

 

LE CHEMIN KEMPT

Pour raconter l’histoire de Val-Brillant, il faut remonter à l’an 1694 alors que Louis de Buade, comte de Frontenac, concéda la Seigneurie du Lac Madapéguia au Sieur Nicolas D’Amours.

Mais, de 1694 à 1815, toute la région de Métis à Ristigouche était une terre inconnue.

En 1818, une quarantaine de familles écossaises s’établissent à Métis. Et en même temps, un groupe de loyalistes des États-Unis fonde un établissement à Restigouche. Donc, aux deux portes de la Vallée, il y a de la vie, mais aucune communication possible.

Le pays était alors administré par Sir James Kempt, le promoteur des grandes routes du Bas-Canada.

Dès 1824, James Crawford avait été chargé d’y faire une exploration en vue de la construction du fameux Chemin Kempt, route militaire qui devait servir pour le transport des troupes et de l’artillerie lourde entre Québec et les Maritimes en cas d’invasion du Canada par les États-Unis.

Les travaux débutèrent en 1830 et se terminèrent en 1833. Une route de 97 milles s’étendait de Métis à Pointe-à-la-Croix et avait coûté 29 064 $. Contraste frappant avec ce qu’il en coûterait aujourd’hui.

 

LES NOMS DE VAL-BRILLANT

Parler des noms de Val-Brillant sans parler de Pierre Brochu, premier colon de la Vallée, serait un peu difficile.

Ayant travaillé à la construction du chemin Kempt, il était sur les lieux lorsque le gouvernement décida d’ouvrir une maison de repos pour les postillons et les voyageurs. Pierre Brochu offrit ses services et fut accepté. Il s’établit donc à la tête du lac Matapédia à Sayabec près de la rivière St-Pierre. Avant 1930, le territoire de notre paroisse portait le nom de Lac Matapédia (en 1694 on disait Madapéguia) mais, après l’établissement de Pierre Brochu, le lac Matapédia devint le lac à Brochu, ce qui persista jusqu’en 1871.

Cette année-là, les entrepreneurs Neilson et McGowe construisaient la section 14 du chemin de fer « Intercolonial ». Ils ouvrirent un chantier de pierre et construisirent des fours à chaux sur la terre appartenant aujourd’hui à M. Gilles Verret (lot 199). On y fit un village de camps abritant quelques centaines d’ouvriers. Ce village portait le nom de McGowe.

En 1876, la section 14 de l’« Intercolonial » était terminée; le premier convoi régulier y passa le 1er juillet de cette année. Comme il n’y avait pas de gare à Val-Brillant, on utilisa un grand hangar construit en pièces de cèdre, qui avait servi de remise à charbon, à matériaux et outils lors de la construction du chemin.

On donna à ce hangar le nom de « Cedar Hall » qui s’étendit à toute la mission desservie par le curé de St-Moïse.

Le 20 juin 1883, Monseigneur Jean Langevin, premier évêque de Rimouski, faisait sa première visite dans la Vallée. Il fut choqué par ce nom anglais et aussi pour honorer le missionnaire Pierre Brillant, il changea le nom de Cedar Hall en celui de St-Pierre du Lac Matapédia.

Le nom de Cedar Hall persista jusqu’au 1912. Feu Monseigneur Blais, offrant la cure de Val-Brillant à feu le curé Michaud, lui écrivit: « J’en suis venu à la conclusion de vous offrir la cure de Cedar Hall ». En 1911, le curé Brillant mourait emportant avec lui la vénération et la reconnaissance de toute la population avec qui il avait vécu pendant trente ans. Les paroissiens accueillirent avec plaisir la suggestion de feu le Notaire M.-P. Laberge de demander au Ministère des Postes de donner au bureau de poste le nom de Val-Brillant.

Le nom de Cedar Hall persistait toujours à la gare et en 1912 et 1913, Monsieur le Curé Michaud fit les démarches nécessaires pour que Cedar Hall disparaisse tout à fait.

En 1915, la municipalité du village de Val-Brillant se détache de la paroisse qui a pour nom Municipalité St-Pierre-du-Lac. Il en sera ainsi pendant 71 ans, alors que la fusion des deux municipalités est devenu une réalité à partir du 20 décembre 1986.

carte du village datant de 1906

Légende de la carte de Cedar Hall 1906 montrant les 4 zones Zone 1 de la carte de Cedar Hall 1906 Zone 2 de la carte de Cedar Hall 1906 Zone 3 de la carte de Cedar Hall 1906 Zone 4 de la carte de Cedar Hall 1906

Cliquez sur une des 4 cartes datant de 1906 pour agrandir les zones 1, 2, 3 et 4 de Cedar Hall (Val-Brillant)

 

LES PREMIERS RÉSIDENTS

En 1867, il y avait, le long du chemin Kempt, près du « Ruisseau à Lucien » (lot 205), une petite maison construite par Daniel Fraser, postillon de Matapédia et habitée par Marc Morisset, son employé.

C’était un relais de poste et une maison de repos peur les voyageurs. Marc Morisset habita cette maison jusqu’en 1876 alors que le service de postillon fut aboli dans la Vallée.

Devenu cantonnier du chemin de fer il l’acheta et la transporta dans le voisinage de Cedar Hall. Plus tard, cette maison devint la première école. Mlle Anna Fortin, fille d’Hilaire, en devint la première institutrice. Donc, Marc Morisset paraît avoir été le premier habitant de la paroisse.

 

LA DEUXIÈME HABITATION

La construction de l’« Intercolonial » allait bientôt commencer. En 1869, des ingénieurs et arpenteurs en faisaient le tracé. La division H, au-delà de Causapscal, qui fut entreprise par Robert McGrevy Co eut comme ingénieur en 1872, M. Peter Grant, surveillant des travaux ; celui-ci construisit une maison pour lui et les entrepreneurs Neilson et McGowe. Cette maison qui a appartenu au Chemin de fer et qui a servi pendant de nombreuses années à loger ses employés.

 

SEIGNEURIE DU LAC MATAPÉDIA (SUCCESSIONS)

Comme la plupart des seigneuries du Bas St-Laurent, c’est à la fin du dix-septième siècle que la Seigneurie du Lac Matapédia fut concédée par Louis de Buade, comte de Frontenac, gouverneur du Canada à Charles-Nicolas-Joseph D’Amours de Louviers.

Nous pouvons donc en conclure que Charles-Nicolas-Joseph D’Amours était un vassal; au nom du roi, le comte de Frontenac lui devait aide et protection. En qui concédant un fief, c’est-à-dire la Seigneurie du Lac Matapédia (Madapéguia), il ne faisait que son devoir de suzerain.

Par contre, Charles-Nicolas-Joseph D’Amours devait rendre foi et hommage à Sa Majesté, ainsi que certaines redevances à tous les ans ce qu’il ne fit jamais.

Le gouverneur du temps avait à cœur de mettre tout en œuvre pour le développement de la colonisation. Malheureusement, il n’obtint pas les résultats espérés. Un siècle plus tard, la plupart des seigneuries du Bas-du-Fleuve étaient intactes.

La plupart de ces seigneurs étaient des nobles qui ne connaissaient rien à la culture. D’autre part, ce n’était pas facile. Les distances étant grandes et n’ayant que le fleuve comme moyen de communication, où pouvaient-ils trouver protection contre les tribus (sauvages) d’Iroquois qui semaient la terreur et la décimation dans les colonies naissantes? « Ce n’est qu’après la signature d’un traité en 1701 entre Callières et les tribus indiennes que l’on verra les débuts de la colonisation dans le Bas-St-Laurent. »

On ne trouve donc nulle part l’acte de Foi et Hommage que Charles-Nicolas-Joseph D’Amours aurait dû prêter à Sa Majesté dans l’année qui suivit la concession du fief.

En 1881, il a été prouvé en Cour Supérieure de Rimouski que Charles-Nicolas-Joseph D’Amours mourut âgé de trente-cinq ans en 1728, laissant cinq enfants : deux fils et trois filles.

Aucun de ses descendants ne revendiqua ses droits sur la Seigneurie. On supposa que Charles-Nicolas-Joseph D’Amours était mort sans testament ou que ses enfants, étant entrés en religion ou étant morts en bas âge, n’auraient pas laissé de descendants.

Ce premier seigneur avait un frère, Jean-Baptiste D’Amours, qui vivait alors.


Comment se fait-il que ni lui, ni ses enfants, n’aient fait valoir leurs droits comme héritiers ?

Il ne fut plus question de la Seigneurie jusqu’au 18 avril 1804. À cette date, Patrick Langan fait une déclaration sous seing privé qu’il s’est porté acquéreur de la Seigneurie Matapédia à une vente aux enchères publiques, en exécution d’un jugement de la Cour du Banc du Roi contre Jean-Baptiste Raymond de la paroisse de La Tortue à la poursuite d’un nommé John McKindlay, marchand de Montréal. Jules D’Amours a contesté toute cette affaire en 1881 et l’a qualifiée de frauduleuse. Il est bien sûr qu’à ce moment-là, aucun document n’attestait la véracité de la chose. Au moment de la publication des « Notes historiques de la Vallée », un doute planait sur l’existence d’un acte officiel transférant de Jean-Baptiste Raymond à Patrick Langan le fief du Lac Matapédia. On ajoutait qu’il manquait un anneau à la chaîne des successions des seigneurs parce que Jean-Baptiste Raymond, qui vendit la Seigneurie à Langan, ne paraissait pas avoir de titres. Comment Jean-Baptiste Raymond était-il devenu propriétaire de la Seigneurie ? Question qui demeure sans réponse.

Lors de la construction du chemin Kempt, il ne sera en aucun temps mention de la Seigneurie Matapédia. Tous se croyaient sur des terrains de la Couronne.

Un procès qui avait occupé la Cour Supérieure du district de Rimouski n’avait pas donné d’éclaircissements concluants. Voici quelques extraits du verdict :

Dans l’affaire GW. Bartholomew, demandeur, Joseph Gagnon, défendeur et Jules D’Amours, intervenant.

« Considérant que le dit intervenant, en l’occurrence Jules D’Amours, n’a justifié d’aucun titre ses droits à la propriété de la Seigneurie du Lac Matapédia. »

« Considérant que le titre du demandeur G.W. Bartholomew ne peut être débattu, ni par l’intervenant, ni par le défendeur principal qui n’est en possession de l’immeuble que depuis 1880, la Cour Supérieure maintient la contestation des réponses du demandeur, renvoie l’intervenant et les plaidoyers du défendeur intestat avec dépens contre l’intervenant Jules D’Amours. »

Notons que le 13 août 1858, G.W. Bartholomew avait acheté la Seigneurie d’Alfred Gill, un américain du Connecticut qui lui, l’avait achetée d’un successeur de Patrick Langan.

G .W. Bartholomew la revendit à Georges Holbrooks de Hartford du Connecticut. Celui-ci, ayant négligé ses paiements, Bartholomew lui intente un procès devant la Cour Supérieure du district de Québec. Le 6 novembre 1874, la Cour ordonne la vente par le shérif de la propriété. Bartholomew la rachète pour son fils au coût de 20 000 $.

Toutes ces informations sont rendues possibles grâce au volume « Les notes historiques de la Vallée », chose qui aurait été impossible autrement, car c’est le seul outil de référence que nous puissions avoir à notre disposition.

Toute cette affaire n’étant pas très claire et plusieurs ayant des doutes, on soumit le cas à Feu Pierre-Georges Roy, un chercheur sans pareil et un spécialiste de la petite histoire. « Il ne faut pas trop se hâter de conclure, dit-il; un jour ou l’autre, vous mettrez la main sur ces documents. » En effet, une couple d’années plus tard on recevait du registraire de Rivière-du-Loup: la copie suivante d’un acte passé le 9 novembre 1754 devant le notaire Olide Kerverso, à Ste-Anne-de-la-Pocatière.

Contrat de mariage
entre
« Jean Mayise de Remond, tailleur, résidant, pour le présent, à St-Rock de la paroisse de St-Pierre de Claira, Évêché de Gen. Marie-Françoise Damour, fille de noble homme le Sieur Jean-Baptiste, Écuyer Damours de Louvière, résidant en la paroisse de St-Rock et de Marie-Jeanne Renoyer. Le Sieur Damour donne à sa fille, dans ce contrat de mariage: deux lieues de seigneurie de front sur le lac Matapédia avec une lieue de profondeur, à les prendre du Côté Nord du lac au commencement et joignant sa décharge dans la Rivière de Restigouche. Au dit Sieur appartenant suivant son titre de Concession à lui accordé par la Cour en date du seize mai mil six cent nonante et quatre (1694), signé et contresigné. Desquelles dites deux lieues de seigneurie ci-dessus spécifiée entreront dès maintenant dans la dite communauté. » Le mariage eut lieu le 9 novembre 1754 à St-Roch-des-Aulnaies.

Donc, en 1754, un tiers de la seigneurie du Lac Matapédia fut donné par Jean-Baptiste D’Amours, frère de Charles-Nicolas-Joseph D’Amours, à sa fille Marie-Françoise, à l’occasion de son mariage avec Jean-Moïse de Remond, père de Jean-Baptiste.

Ce dernier avait donc un titre pour ce tiers du domaine. Mais comment était-il devenu propriétaire des deux autres tiers? Une seconde pièce vient s’ajouter au dossier de la cause. Elle a été fournie par M. Jacques Lefebvre, archiviste du Palais de Justice de Montréal, qui l’a dénichée dans ses archives. C’est un acte passé le 13 juin 1796 devant le notaire Chaboillez portant ce titre: « Vente par le Sieur Jean-Baptiste Raymond à Patrick Langan de la Seigneurie du Lac Matapédia ». En voici la partie la plus importante: « Le dit Sieur vendeur est Jean-Baptiste Raymond auquel le tout appartient, savoir: deux lieues de front de la succession de sa mère, Françoise D’Amours, et que l’autre partie appartient tant à lui qu’à Demoiselle D’Amours de Louvière demeurant à La-Pointe-aux-Trembles et aux héritiers de feu Ambroise D’Amours (s’il en a laissé), le dit Sieur vendeur se faisant et portant fort pour eux et promettant et s’obligeant faire sa propre et personnelle affaire de la présente vente comme héritier de feu Jean-Baptiste D’Amours de Louvière ».

Ce document, si recherché à la fin du siècle dernier et demeuré introuvable, transportait, pour la somme de 450 livres, toute la seigneurie D’Amours à Patrick Langan. Si ces documents avaient été connus en 1874, lors du fameux procès, il est bien probable que celui-ci n’aurait jamais eu lieu.

 

PREMIÈRES MESSES ET PREMIERS COLONS

Lors de la construction de l’Intercolonial, nous savons que les carrières McGowe et McGrevy employaient quelques centaines d’hommes, ce qui nécessita la construction de plusieurs camps, d’où le nom de village McGowe. C’est là qu’en 1874, M. Guillemette, curé de Ste-Luce, vint célébrer la première messe en plein air sur le bord du lac.

Imaginons quelle joie cela pu procurer à ces hommes loin de leurs familles. Il y en eut quelques autres par la suite au même endroit.

De 1876 à 1880, c’est dans le Cedar Hall utilisé comme gare que le curé de St-Moïse, M. Alfred Pérusse vint de temps en temps pour la célébration eucharistique. En 1880, Michel Dechamplain arriva dans la paroisse et se construisit à l’est du village actuel une maison qui servit aux fins du culte jusqu‘en 1882.

Cette année-là, une chapelle de trente-six pieds par trente était construite, un peu à l’est de l’église actuelle, sur une terre donnée par les Kings, les nouveaux propriétaires de la Seigneurie D’Amours. M. Pierre Brillant, qui venait d’être nommé curé de St-Moïse et missionnaire de Cedar Hall et de toute la Vallée, vint y célébrer la première messe le 24 octobre 1862. Cette chapelle devint le presbytère en 1889 et servit à cette fin jusqu’en 1916. Déménagée près de la gare du chemin de fer, elle fut la résidence de Mme J.-H. Langlais et est aujourd’hui la propriété de M. Yvon Blouin à 15 rue St-Pierre Ouest.

Revenons aux premiers colons de notre paroisse. Parmi les employés de la carrière McGowe, se trouvait un citoyen de Ste-Luce, nommé Johnny Gendron, arrivé à McGowe en 1872.

Dès son arrivée, il se choisit un lot (lot 198) ; il fit de l’abatis et au printemps 1873, sema deux minots d’orge. Ce furent les premières semailles dans la paroisse de Val-Brillant.

En 1873, son père, Germain Gendron et Joseph Morin, un père de douze enfants, quittèrent la paroisse de Ste-Luce pour venir s’établir en « squatters » ; le premier sur le lot 197 et le second sur le lot 199, propriété de M. Gilles Verret. Voilà les trois premiers colons de Val-Brillant.

 

ARRIVÉE DE NOUVEAUX COLONS

La région de la Matapédia commençait à faire parler d’elle, par suite de l’affaire Bartholomew-Holbrooke, deux banquiers américains qui se disputaient la possession de la Seigneurie du Lac Matapédia. A la poursuite du premier, la Seigneurie avait été vendue par ordre de Cour le 30 décembre 1874 et rachetée par Bartholomew. Ces procédures avaient fait quelque bruit et attiré l’attention des familles D’Amours de Trois-Pistoles qui prétendaient être les propriétaires de ce domaine. Aussi, en avril 1875, les « Héritiers D’Amours » publièrent un Avis Public dans lequel ils affirmaient leurs droits à la possession de la Seigneurie concédée à Nicolas-Joseph D’Amours en 1694.

Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention des colons du voisinage et les inciter à venir chercher fortune sur un sol dont on commençait à vanter la fertilité. Aussi, en 1878, trois nouvelles familles arrivèrent à Cedar Hall: celles de Sifroy Canuel, Alphonse Lauzier et Damase Turgeon. Ces nouveaux colons s’établirent tous trois à la « Pointe-aux-Bouleaux ». Ils y ont fait souche et ont eu de nombreux descendants. Sur la terre de Sifroy Canuel, on retrouve la sixième génération d’agriculteurs en la personne de Roger Beaulieu, fils de Bruno.

Notons que les colons s’établissaient en « squatters » dans la Seigneurie parce que Bartholomew refusait de concéder des lots.

D’autre part, les « Héritiers D’Amours » voulaient forcer ces colons à prendre des titres ou à s’en aller; en même temps, ils concédaient des lots à des colons de Trois-Pistoles et de la région. En 1879, seize actes de vente sont consentis, par le notaire Michaud de Trois-Pistoles, agissant au nom des « Héritiers D’Amours ». Citons quelques noms: Julien D’Amours, Joseph Gagnon, Joseph D’Amours, Ignace Lavoie, Thomas Pelletier, Patrice Samson, Vénérand Pelletier, Eusèbe Pelletier, Cyprien Pelletier, Amable Bélanger, Jean-Baptiste Bélanger, Joseph Denis dit Quimper, Paul Beaulieu, Joseph Althotte et Joseph D’Auteuil. La population atteignit, cette année-là, le nombre de vingt-cinq familles.

En 1881, arrivèrent quelques autres familles qui ont fait souche : celles de Joseph Rioux, Alphonse Rioux, Joseph Lepage et Pierre Côté.

On se rappelle l’affaire Bartholomew-Gagnon-D’Amours. En 1675, les « Héritiers D’Amours » avaient fait valoir leurs droits, mais les colons n’en tenaient pas compte.

L’agent de Bartholomew, tout en remplissant ce qu’il croyait être son devoir, disait aux « squatters » : « Tenez bon! » « Ne bougez pas! » Le 26 août 1881, G.W. Bartholomew, qui avait acquis la Seigneurie au coût de 20 000 $ la revendit aux King Brothers pour la somme de 35 000 $.

En 1880, encore quelques colons arrivèrent : Fabien Caron, Michel Deschamplain, Joseph Migneault et Joseph Smith. Celui-ci étant un industriel, se bâtit un magasin où se trouve aujourd’hui la maison de Mme Agathe Migneault et l’année suivante, instruisit le moulin des King.

Plusieurs colons qui vivaient en « squatters » achetèrent par la suite leur terre des King Brothers, tel Pierre Charest, arrivé en 1882, qui se porta acquéreur d’une terre (lot 196) le 18 juin 1884. Celui-ci acheta la terre de James King, agissant à ce moment au nom de la Société commerciale de King Brothers dont il faisait partie.

Cette vente est conclue pour le prix et la somme d’une piastre de l’arpent en superficie, pourvu que le dit acheteur ne détruise pas le bois de commerce, en défrichant le dit lot de terre; autrement, le prix de vente du dit lot sera de deux piastres l’arpent en superficie. Et il est convenu par les présentes, que les vendeurs seuls détermineront si les bois de commerce ont été détruits, soit en partie, soit entièrement sur le dit lot. Ceci est une partie du contrat passé devant le notaire Louis-Joseph Bérubé, résidant et pratiquant à Ste-Anne-de-la-Pocatière.

 

NOS VAILLANTS PIONNIERS

St-Pierre-du-Lac faisant partie de la Vallée Matapédia dont on vantait la richesse du sol et la facilité d’accès par la voie ferrée, se présentait aux colons éventuels comme un pays de prédilection où s’installer. Ceux-ci, avec détermination et armés d’une foi profonde, abattent des arbres, défrichent le terrain d’une façon incroyable. Si bien qu’en 1898, les deux premiers rangs sont habités à la longueur et le troisième à la veille d’être complété.

Les statistiques de 1898 nous donnent une population de 1 600 âmes.
Naissances: 69
Mariages: 9
Sépultures : 23

 

ST-AGRICOLE

Les colons, ayant une tendance pour la Vallée Matapédia, les gouvernements se montrent généreux pour la distribution des octrois, facilitant ainsi la construction de nouvelles routes.

En 1897, à St-Pierre-du-Lac, une autre route est ouverte pour aller de ce village au Canton Awantjish. On a aussi fait un chemin de front entre les cantons Awantjish et Nemtayé. À ce moment quelques familles y habitent. En 1898, les Fenderson y font des chantiers considérables. Les quelques habitations sont à proximité d’un moulin mû par la vapeur et d’une capacité de 150 billots par jour. Ces colons craignent de ne pouvoir rester sur leurs terres si on ne leur donne pas assez de débouchés pour leurs produits.

C’est donc une lutte pour leur survie. Les pères de famille, accompagnés parfois de leurs fils, vont travailler dans les chantiers.

Le canton prend de l’expansion et une chapelle y est construite. À ce canton on donne le nom de St-Agricole. La confiance règne et tous espèrent la formation d’une paroisse. En 1910, le rang VIII compte une habitation aux trois arpents. Pour certains, c’est le temps de fonder un foyer et des mariages sont célébrés à la chapelle de la mission. Deux mariés sont des employés du moulin: Thomas Kenny et Théophile Thériault. Voici d’ailleurs quelques notes concernant ces mariages:

08 septembre 1903 par le curé Pierre Brillant
Thomas Kenny, fils de John Kenny et Marie Parker (St-Jean l’Évangéliste) et Wilhelmine Dubé, fille de Léon Dubé et Adélia Robichaud.

Théophile Thériault, fils de Théophile Thériault et Mathilde Burtin (Caraquet) et Clorida Dubé, fille de Léon Dubé et Adélia Robichaud.

09 janvier 1912 par Mgr F-X, Bossé
Philippe Altotte, fils de Philippe Altotte et Marie Létourneau et Alphonsine Dubé, fille de Léon Dubé et Adélia Robichaud.

28 juillet 1913 par le curé J.-D, Michaud
Joseph Blouin fils de Désiré Blouin et Marie Bernier et Éva Perron, fille de Michel Perron et Marie-Louise Tremblay.

31 août 1915 par le curé J.-D. Michaud
Joseph Perron, fils de Michel Perron et Marie-Louise Tremblay et Alice Blouin, fille de Désiré Blouin et Marie Bernier.

Madame Marguerite Lizotte-Ruest a fait sa première communion à la chapelle et elle dit qu’à sa connaissance, une messe de minuit (Noël) y a été célébrée.

Au début, la mission était desservie par feu le curé Brillant et par la suite ce fut par des vicaires de St-Pierre du Lac.

Un jour de l’année 1916, la vieille cloche de la première église de Val-Brillant qui avait annoncé les moments heureux de St-Agricole, se tut et fut ramenée au bercail. Elle fut installée dans un des clochers de la nouvelle église. Il y eut des protestations de la part des gens de la Mission car, avec le départ de la cloche, s’envolaient de grands espoirs. Fini le beau rêve d’avoir une paroisse bien à eux. Les plus éloignés devaient parcourir une distance de huit milles en voiture à cheval pour se rendre à l’église de Val-Brillant.

Il s’avérait difficile d’ouvrir des rangs convenables à cause d’une grosse montagne. Plusieurs, voulant faire partie de St-Pierre du Lac firent circuler une pétition. En 1922, ce canton Awantjish fat divisé en deux : une partie fut annexée à St-Cléophas, l’autre à St-Pierre du Lac.

Voilà l’histoire de St-Agricole. Allez faire un tour dans le rang VIII ; pour ses habitants, c’est un bien bel endroit. Les routes étant ouvertes en hiver, ils ne se sentent pas plus éloignés que d’autres et sont bien heureux d’y vivre et de faire en même temps partie de la population de Val-Brillant.

 

DATES HISTORIQUES

C’est en 1882 que la première chapelle fut construite. La première messe y fut célébrée le 24 octobre 1882 et l’inauguration solennelle eut lieu le jour de la Toussaint par M. Pierre Brillant, curé de St-Moïse.

Pour ne pas prolonger cette monographie, il est important de souligner les faits et dates qui ont marqué le plus notre paroisse.

11 février 1881 : Décret de Mgr Langevin permettant la construction d’une chapelle dans la mission de Cedar Hall.

1er novembre 1882 : Bénédiction de la première chapelle par M. Pierre Brillant, curé de St-Moïse.

5 janvier 1883 : Germain Gendron, Sifroy Canuel et Ignace Lavoie sont nommés procureurs à Cedar Hall de la Corporation Épiscopale Catholique Romaine du diocèse de Rimouski.

20 juin 1883 : Décret canonique de la mission de Cedar Hall dont Mgr Jean Langevin change le nom en celui de St-Pierre-du-Lac Matapédia.

20 juin 1883 : Décret d’érection du premier cimetière, situé sur l’emplacement actuel du parc et du monument au Sacré-Cœur.

1884 : Incendie des scieries des King Brothers. M. Raphaël Nolin, leur gérant, les reconstruit le même automne.

9 janvier 1888 : Requête des colons de St-Pierre du Lac demandant à l’évêque de construire une église et de convertir la chapelle en logement pour le curé.

18 juillet 1888 : Mgr Le Grand Vicaire Edmond Langevin bénit la première cloche de la mission. Elle avait été fondue à Baltimore, aux États-Unis et pesait quatre cents livres. C’est la cloche qui est utilisée en semaine.

22 avril 1889 : Requête de cinquante-neuf contribuables de la mission de St-Pierre-du-Lac, demandant à l’autorité religieuse d’ériger la mission en paroisse canonique.

19 septembre 1889 : Émanation du décret canonique érigeant la paroisse St-Pierre du Lac et nommant M. Pierre Brillant premier curé.

1889: Construction de la première église, démolie en 1916.

25 décembre 1889 : Première messe dans la nouvelle église dont la bénédiction solennelle, par M. Antoine Chouinard, prêtre, spécialement délégué à cette fin, eut lieu le 22 janvier 1890. Elle avait été construite par M. Alphonse Rioux de Trois-Pistoles. Les syndics de la construction avaient été Messieurs Joseph Gosselin, Joseph Pelletier, Hilaire Fortin, Thomas Pelletier et Édouard Brochu.

5 janvier 1890 : Première élection de marguilliers : Joseph Morin, Thomas Pelletier et Sifroy Canuel sont choisis.

18 août 1890 : Proclamation du Lieutenant-gouverneur érigeant St-Pierre du Lac pour les fins civiles. La population de la paroisse est alors de 575 âmes.

30 octobre 1892 : Bénédiction du nouveau cimetière à l’emplacement de l’école actuelle.

8 octobre 1893 : À l’occasion de la clôture d’une grande retraite prêchée par les Rédemptoristes, plantation d’une croix de mission à l’île à la Croix, sur le lac Matapédia.

28 avril 1897 : Décret épiscopal permettant l’agrandissement de l’église paroissiale.

20 juin 1900 : Noyade de six personnes lors d’une tempête soudaine sur le lac. Ce sont : M. James King, président de la Cie King Brothers, Madame Raphaël Nolin, épouse de son gérant, Raphaël Nolin âgé de cinq ans, Joseph Fournier, Alfred Dechamplain et Joseph St-Pierre. Les corps seront retrouvés quelques jours plus tard.

9 octobre 1902 : Bénédiction par Mgr André-Albert Blais du couvent des Sœurs du St-Rosaire.

22 octobre 1902 : La St Lawrence Co Ltd acquiert, pour la somme de 187 500 $, les 40 000 actes de terrains non concédés de la Cie King Brothers. Cette firme portait aussi le nom de Wolvin parce qu’un capitaliste de ce nom en était le président.

28 octobre 1906 : Bénédiction par Mgr André-Albert Blais d’un carillon de trois cloches.

1er septembre 1906 : La Dominion Lumber Co achète la Seigneurie de la St Lawrence Co Ltd.

Décembre 1908 : La John Fenderson Lumber Co achète la Seigneurie.

Été 1911 : On fait étendre du macadam sur les chemins du village. St-Pierre du lac est l’une des premières municipalités de la province à entreprendre cette amélioration.

11 septembre 1911 : Mort subite de M. Pierre Brillant, premier curé fondateur de la paroisse.

Octobre 1911 : Monseigneur François-Xavier Bossé, camérier secret de Sa Sainteté le Pape, ex-préfet apostolique de la Côte Nord et alors curé de Pabos lui succède.

28 juillet 1912 : Mort subite de Mgr F.-X. Bossé, deuxième curé de la paroisse. Il est foudroyé par une crise cardiaque au moment où il se préparait à partir en voyage.

6 septembre 1912 : M. Joseph-D. Michaud curé de St-Godefroy en Gaspésie, est nommé pour lui succéder et prend possession de son nouveau poste le premier dimanche d’octobre.

4 février 1913 : Bénédiction des grandes orgues par Mgr André-Albert Blais. Le soir même, grand concert d’orgue par M. Edgar Beaulieu, musicien de grand talent. La même année, construction de l’Académie des Frères Maristes par feu Émile Fortin.

11 juillet 1914 : Par une chaude journée d’été, le feu détruit vingt-deux maisons et commerces situés du côté ouest du village. L’incendie aurait pris naissance au deuxième étage d’une habitation, apparemment allumé par des enfants. M. Joseph-Jean Bélanger avait alors huit ans; il se souvient de ce spectacle de désolation et aussi d’avoir vu des enfants dans leur berceau sur le perron de l’église. Nous ne pouvons dresser la liste des personnes qui ont perdu leur propriété. Nous avons les noms de quelques commerces : Magasin de Madame R.-M. Blais, le moulin Gamache, Office des Fenderson et la beurrerie.

1914-1915-1916 : Ici, il est nécessaire de faire une halte sur l’histoire de la construction de ce bel édifice de style gothique qu’est l’église de Val-Brillant.

Dès 1913, on constata que la vieille église avait besoin d’une réparation considérable. M. Jobin, inspecteur des édifices publics, avait déclaré que le temple était devenu dangereux pour les occupants et qu’il faisait prendre des mesures nécessaires pour que la vie des paroissiens ne soit pas menacée. Des experts affirmaient qu’une réparation ne prolongerait la vie de l’église que pour dix ans.

Il n’y avait pas à hésiter; le 3 octobre, l’Évêque émettait son décret de construction. Des plans furent dressés par M. René-Pamphile Lemay, architecte de Québec, et furent approuvés par l‘Évêque. On demanda des soumissions qui furent prises en considération le 22 février 1914. Celle de M. Joseph Couture de Lévis au montant de 67 500 $ fut acceptée. Les paroissiens croyaient qu’on pouvait construire une église en pierre de cette capacité pour une quarantaine de mille dollars; ils furent bien surpris mais ils acceptèrent sans récriminer.

Malgré les prophètes de malheur et la grande guerre de 1914, qui se déchaîna au moment de l’ouverture des travaux, la construction fut terminée à l’automne 1916 et le 26 novembre, on chanta la première messe dans le temple. Elle fut parachevée en 1929-1930. Les travaux terminés, elle avait coûtés au total, la somme de 304 936,27 $.

1915 : La municipalité du Village de Val-Brillant se détache de celle de la paroisse et élit comme premier maire, M. Raphaël Nolin.

1915 : Collision frontale de deux trains en face de la gare. Un char est projeté sur le toit de la gare. Trois employés du train perdent la vie ainsi que M. Abel St-Amand qui avait pris place dans un wagon avec des chevaux à Amqui. Il revenait d’un chantier à Kedgwick.

1915-1916 : Construction du presbytère au coût de 8 000 $.

13 juin 1915 : Bénédiction d’un nouveau cimetière de deux cents pieds carrés partie ouest du cimeterre actuel.

4 septembre 1917 : Cérémonie funèbre à l’occasion de la translation de cinq cents corps dans le nouveau cimetière. On élève, sur ces restes, un monument aux pionniers.

6 juillet 1919 : Érection, dans les jardins du presbytère, d’un monument à Notre-Dame-de-la-Paix.

20 juin 1920 : Bénédiction solennelle du monument du Sacré-Cœur.

Septembre 1920 : Les Frères Maristes viennent prendre charge de l’Académie construite pour les garçons du village. Le Révérend Frère Eudoxe en est le premier directeur.

1920 : Fondation du Cercle des Fermières. La première présidente est Mme Raoul M. Blais.

1922 : Division du Canton Awantjish (St-Agricole) ; une partie va à St-Cléophas et l’autre à Val-Brillant.

1924 : Le village de Val-Brillant est doté d’un aqueduc municipal, d’égouts et d’un système de protection contre l’incendie.

23 août 1925 : Bénédiction de la Croix de mission de l’Ile-à-la-Croix.

12 août 1928 : Mgr Georges Courchesne, nouvel évêque de Rimouski, bénit la Salle St-Pierre.

1930 : Grandes fêtes paroissiales à l’occasion du jubilé d’argent sacerdotal du curé Jos D. Michaud.

1937 : Les paroissiens fêtent le 25e anniversaire de l’arrivée de leur curé dans la paroisse.

9 décembre 1938 : Noyade d’A.-Albert Mochard et de Richard Roberge dans le lac, la glace ayant cédé sous leurs pas. Les corps enlacés furent repêchés le lendemain.

1938 : Construction du viaduc par le C.N.R.

1939 : Les scieries Ferderson ferment leurs portes pour toujours.

21 octobre 1941 : Translation, au cimetière, des restes de M. Pierre Brillant et de Mgr F.-X. Bossé. Mgr F.-X. Ross de Gaspé préside la cérémonie funèbre.

24 juin 1947 : Bénédiction solennelle d’une croix monumentale ornée d’un corpus en marbre à Pointe-aux-Bouleaux, sous le patronage de la Société St-Jean-Baptiste.

24 juin 1948 : La même cérémonie se répète dans l’arrondissement du premier rang ouest.

18, 19, 20 septembre 1949 : Grandes fêtes paroissiales à l’occasion du 60e anniversaire de l’érection canonique de la paroisse, consécration de notre église paroissiale par Mgr Georges Courchesne, Archevêque de Rimouski, et déroulement d’un monument à la mémoire du curé fondateur de cette paroisse.

24 juin 1950 : Pour souligner le 60e anniversaire de la Municipalité St-Pierre du Lac, la Société St-Jean-Baptiste organise une fête grandiose.

1954 : Monsieur le curé Jos D. Michaud se retire à Villa Mon Repos.

1954 : Arrivée du chanoine Philippe Langlois.

24 avril 1955 : Ordination de Jean-Pierre Sirois et André Caron à l’église de Val-Brillant par Mgr Charles-Eugène Parent.

1956 : Construction de l’école St-Rosaire.

1957 : Voie de contournement du village terminée.

1957 : Démolition du vieux couvent et construction d’une nouvelle salle paroissiale avec ce même bois.

4 avril 1958 : Mort du regretté curé Michaud.

9 octobre 1961 : Arrivée du curé Herménégilde Roy.

1970 : Incendie de l’école St-Rosaire.

5 septembre 1970 : Arrivée du curé Ovila Paradis.

1972 : Incendie de la salle paroissiale.

1972 : Reconstruction de l’école St-Rosaire.

1973 : La première carrière entre en opération au 2e rang ouest, propriété du Ministère des Transports.

1973 : Formation du comité La Relève (comité de citoyens).

1975 : Reconstruction du système d’aqueduc et d’égouts.

1975 : Ouverture du Foyer Villa Mon Repos.

30 mai 1976 : Noyade à Val-Brillant de Jean-Rémi et Serge Couture, âgés respectivement de 18 et 17 ans, enfants de M. et Mme Paul-Émile Couture.

Août 1977 : Arrivée du curé Jean-Marie Beaulieu.

Avril 1989 : Premier numéro du journal Le Pierre-Brillant.

15 octobre 1980 : Arrivée du curé Clément Roussel.

23 mai 1981 : Val-Brillant fête le 25e anniversaire de vie sacerdotale de son curé Clément Roussel.

1982 : Construction du garage municipal St-Pierre du Lac.

1982 : Construction de la Place Curé Michaud.

25 janvier 1982: Inauguration de la bibliothèque municipale.

24 juillet 1982 : Inauguration de la Marina de Val-Brillant.

28 février 1982 : Fondation du Club Lions.

1984 : Construction des logements « 10 St-Louis. »

21 septembre 1986 : 100e anniversaire de naissance de Mlle Marie-Louise Smith. Messe à l’église à 12 h en son honneur.

Septembre 1986 : Démolition de la gare du C.N.R.

20 décembre 1986 : Regroupement des municipalités St-Pierre-du-Lac et Val-Brillant.

19 septembre 1989 : Centenaire de l’érection canonique de la paroisse de Val-Brillant.

19 septembre 2009 : 120e anniversaire de l'érection canonique de la paroisse de Val-Brillant.

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